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Il y a toujours un choix, quelle que soit la nature de la frontière, même s’il n’est pas toujours fait par celui qui le subit. Est-ce qu’être un homme, ou pas, finalement, ne se résumerait pas simplement à cela ? (Hélène Ramdani)

Sirènes, manipulations génétiques, enclaves entre les mondes et les hommes… Borders, ce sont dix nouvelles sur les seuils et les passages, sur les frontières entre le même et l’autre, entre les hommes et entre les mondes…Oserez-vous, avec eux, la traversée des frontières ? 

Sous la direction littéraire de Charlotte Bousquet.
Couverture de Patrick Imbert.

Auteurs au sommaire : Yael Assia, David Bry, Fabien Clavel, Marie-Anne Cleden, Sophie Dabat, Ambre Dubois, Franck Ferric, Tepthida Hay, Li-Cam et Don Lorenjy.

Au milieu de cette brochette de grands noms de l’imaginaire, vous remarquerez peut-être le mien (ce n’est pas une faute de frappe, mais c’est assez intimidant^^). Je suis vraiment fière d’avoir participé à cette anthologie dont les droits iront à RESF (Réseau Éducation Sans Frontière).

Quand j’ai su le thème, je ne pensais pas qu’il m’inspirerait autant : les Rocheuses à la frontière américano-canadienne, des mondes parallèles, une disparition mystérieuse, une femme isolée qui recueille une enfant perdue… L’ambiance de ma nouvelle “Change de ciel” est plus sombre que celles que j’ai l’habitude de poser, mais j’ai tellement aimé exploré cet univers que le reprendrai pour mon prochain roman.

Travailler avec Charlotte Bousquet a été très formateur. Lors de la direction littéraire, elle m’a montré comment aller à l’essentiel, et optimiser le show don’t tell (mettre en scène les sentiments plutôt que de les décrire platement), directement dans mon texte : j’ai donc vu exemples à l’appui comment optimiser mon style.

L’anthologie sera la dernière de CDS, mais la maison d’édition continuera de publier des jeux de rôle.
Elle est en souscription dès maintenant pour une parution fin mai 2011. La couverture est sublime, le sommaire renversant, le thème actuel, et les bénéfices reversés à RESF, donc n’hésitez pas et ruez -vous dessus ! :o)
(Et n’hésitez pas à venir me dire ici ce que vous pensez de ma nouvelle ^^)

Vite, vite, avant la fin du mois d’avril, un petit point de mes avancées.

Le mois a été très productif grâce à deux semaines et demies de vacances durant lesquelles j’ai travaillé matin, après-midi et soir, dans une sorte de transe d’écriture. Des idées me réveillaient même la nuit. Finalement, j’ai bouclé trois chapitres de mon roman Mary’s Blues, ce représente près de 80 000 signes en un mois (environ 15 000 mots, ou encore 40 pages). J’ai écrit environ les trois quarts de l’intrigue.

Grâce aux retours d’une lectrice-test efficace, vigilante et motivante, j’ai aussi dressé la liste des corrections à effectuer sur les chapitres déjà rédigés (dans un magnifique tableau à double-entrée ^^), et même corrigé les chapitres 1 et 2.

Au mois de mai, je suis rattrapée par des obligations professionnelles, donc je doute d’avancer aussi vite sur la fin du roman, mais si je tiens le rythme d’un chapitre par mois que je m’étais fixée au début de l’année, je devrais mettre le point final en septembre ! Après, je compte achever les corrections puis soumettre mon roman au collectif CoCyclics.

Côté actualité, ma nouvelle “Change de ciel” paraîtra bientôt (en mai, aux Imaginales, si tout se passe bien) aux éditions CDS dans l’anthologie Borders, sous la direction de Charlotte Bousquet. J’en parlerai plus longuement dans un prochain billet, mais je vous laisse déjà admirer la couverture de Patrick Imbert :

Zone Franche… Ce festival m’avait déjà enchantée l’année dernière, mais cette année, j’y ai vécu un feu d’artifice de joie et de bonheur, avec – tenez-vous bien –  la troisième place du prix Zone Franche pour deux nouvelles !

Un aperçu des bons moments :

* CoCyclics y tenait son premier stand et y donnait ses premières conférences. Nous avons été fort occupés entre les ventes de badges, magnets et autocollants, les remplissages de formulaires d’adhésion aux Tremplins de l’Imaginaire, et autres explications du fonctionnement du forum aux visiteurs intéressés. Toute cette agitation ne nous a pas empêché de papoter et de délirer entre grenouilles-habituées ou avec de nouvelles venues tout aussi pétillantes.
(Je vous aime les grenouilles )
Tintamare, la gazette du collectif, raconte tout ici.

* J’ai revu des personnes que je n’avais pas vues depuis longtemps à cause de soucis de santé persistants depuis le début de l’année. Notamment, Jacques Fuentealba a sauvé un de mes textes inachevés, Magali Duez m’a appris une langue extra-terrestre, Fabien Fernandez m’a dessiné une magnifique dédicace sur son nouvel album jeunesse, et Yohan Vasse m’a tenu au courant de ses avancées sur un projet de recueil très alléchant. J’ai aussi eu l’honneur de rencontrer et de discuter avec Lucie Chenu, Lionel Bénard, Jacques Baudou et Stéphane Marsan.

* Et surtout, j’ai été classée à la troisième place du prix Zone Franche pour deux nouvelles : “Un fauve poids-plume” parue dans Éveil n°2 et “La Foi en marche” parue dans AOC n°19 !
Je ne m’y attendais absolument pas car je pensais que les nominés avaient été prévenus avant le festival, et vu qu’on ne m’avait rien dit, j’en avais conclu que je n’avais rien à espérer. Puis samedi soir, alors que j’écoutais d’une oreille la remise des prix, Jacques Baudou a appelé mon nom et m’a cherchée dans le public. Il fallait que je monte sur scène. Un moment merveilleux !
Anthony Boulanger m’a rejointe à peine une minute plus tard pour recevoir le premier prix (encore bravo !) et le fameux Bagneuzor.

Comme vous vous en doutez certainement, ce festival magique m’a donné une énergie incroyable pour travailler à mes projets.
En dépit d’un début d’année chaotique, j’ai pour l’instant réussi à tenir mes délais et à écrire un chapitre par mois de mon roman Mary’s Blues (la novella s’est transformée en roman). À Zone Franche, une fantastique lectrice-test m’a regonflé à bloc avec un retour très encourageant et m’a prémâché les corrections à venir.
Enfin, dans l’intervalle, j’ai aussi écrit une nouvelle mettant en scène un duo de personnages qui m’a bien amusée (j’en parlerai peut-être dans un futur billet, mais n’attendez pas trop de mises à jour ces prochains temps, je préfère profiter des moments où je suis en forme pour écrire plutôt que pour mettre à jour ce blog).

Et vous, vous avez aimé Zone Franche ?

Rythme de croisière

L’année dernière, j’ai appris à connaître mon rythme d’écriture sur un projet long : environ un chapitre par mois, soit 20 000 signes (ou 3 500 mots), l’équivalent d’une nouvelle de taille moyenne. Pour le moment, c’est le mieux que je puisse produire en conciliant vie privée, vie professionnelle et écriture. J’espère tenir encore ces temps cette année, ce qui me permettrait de terminer ma novella aux alentours d’août.

Pour le mois de janvier, le défi est remporté : j’ai fini mon chapitre 6 ce week-end et j’arrive à la moitié de la rédaction. Avant de poursuivre, il faut que je me penche sur la structure du chapitre suivant qui inclura une enquête, un nouveau personnage secondaire et une incursion dans la Belle Epoque parisienne. J’ai aussi une nouvelle à boucler pour l’AT “Muséums” de Malpertuis, dont la date butoir est le 15 février.

Depuis le 15 janvier, je me suis inscrite au Challenge premier jet 2011 sur le forum de CoCyclics : il s’agit d’écrire la première version d’un roman ou d’une novella au cours de l’année.
En 2010, je n’ai pas réussi à finir Mary’s Blues, mais je compte bien prendre ma revanche en 2011 ! Les encouragements des grenouilles sur mon fil me galvanisent. Mon projet de novella (voir dans la colonne de droite) me semble parfois complètement dingue et si ce délire m’amuse beaucoup, je doute parfois qu’il intéresse quelqu’un d’autre. Aussi, de voir que les extraits, les avancées ou les réflexions que je poste sur mon fil suscitent de l’intérêt me touche. Après tout, outre le plaisir de la création, s’il y a bien une satisfaction que l’écriture procure , c’est bien celle de partager son univers avec d’autres personnes !

Ce billet ne parlera peut-être pas aux lecteurs exclusifs des genres de l’imaginaire. En effet, pour répondre à ces nouvelles questions du mème du livre, je vais puiser dans mes références polar et thriller.

Quel est votre héros fictif préféré ?

Melrose Plant.
Inutile de chercher son nom parmi ceux des plus illustres détectives, Melrose Plant est un second rôle, un acolyte. Il seconde l’Inspecteur Richard Jury de New Scotland Yard dans les romans policiers anglais de Martha Grimes. Il n’en reste pas moins que son personnage est délicieux.

Aristocrate trentenaire riche à millions, Melrose Plant (quel nom adorable !) s’ennuie et se cherche. Il a renoncé à ses titres de noblesse, mais fréquente la haute société dans le but de dénicher des informations pour son ami inspecteur. Il rêve de trouver l’âme sœur mais ne rencontre que des femmes à problèmes ou se fait souffler ses conquêtes par le séduisant Richard Jury. Enfin, il a de magnifiques yeux verts, un flegme à toute épreuve et une classe internationale. Sans oublier un humour pince-sans-rire hilarant.

J’aime tellement ce personnage que j’ai même pensé à écrire une fan fiction à son sujet. Malheureusement, je doute qu’une saga centrée sur Melrose Plant conquière un large public.

Quel est votre méchant fictif préféré ?

Mon méchant préféré est un gentil avec une morale bien à lui. Il peine à rester sur le bon chemin et tout ce qu’il entreprend se termine invariablement par des escalades de violence inouïes et la perte de ses proches les plus chers (ce dernier aspect se traduisant aussi bien par des ruptures que par des morts).

Ce personnage s’appelle Charlie Parker et il a été créé par John Connolly, un auteur de thrillers américains à succès. Il me terrifie car il incarne la part d’ombre que l’on a tous en soi et que les circonstances de la vie menacent parfois de faire éclater. De roman en roman, son penchant pervers pour la brutalité l’entraîne dans une spirale de violence infernale sans fin ni rédemption. Bref, Charlie Parker est le type même de héros cathartique dont les aventures nous rappellent par contraste que finalement, la banalité tranquille de la vie suffit au bonheur.

Et vous, aimez-vous les seconds rôles autant que moi ? Les gentils vous effraient-ils parfois ?

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