Amour et « littérature »

L’autre jour, dans ma note sur le n°3 de Piments & Muscade , je vous avouais que je n’étais a priori pas fan des histoires sensuelles car j’ai vu passer trop de Harlequin dans mon entourage. Heureusement, je n’en ai lu que quelques-uns, sinon je ne serai peut-être pas ici aujourd’hui pour en parler.
Et là, avant de continuer, je m’excuse platement auprès des accros de harlequinades : ce n’est pas parce que je n’aime pas quelque chose que c’est forcément nul, hein ! (même si des fois, c’est nul quand même ;-p)

Hier, Blacky a publié une note demandant à ses lecteurs quelles histoires d’amour les avaient marqués. Au moment de lui répondre, je me suis rendue compte qu’aucune histoire d’amour (ou presque) ne m’a marqué en bien dans tout ce que j’ai pu lire comme livres. Pire : dans les romans que j’ai aimés, si je dois pointer un point faible, c’est souvent l’histoire d’amour (par exemple dans les Harry Potter de J. K. Rowling ou Endymion de Dan Simmons). J’exagère un tout petit peu : la romance entre Barbara Havers et son voisin dans les romans policiers d’Elisabeth George, et le couple de la Ballade de l’impossible de Haruki Murakami m’ont émue. Bon ça fait seulement deux histoires d’amour sur des milliers, mais c’est déjà mieux que zéro.

Les histoires d’amour constituent un piège fatal pour l’écrivain. Pour que le lecteur y croie,  il faut lui faire ressentir ce sentiment universel tout en lui évitant les clichés rebattus, ce qui est quasiment impossible, vu que les histoires d’amour sont au centre de la littérature depuis des siècles, et  que  tout a été dit dessus ou presque. Parler d’amour de façon originale sans glisser dans la mièvrerie ou dans le cynisme relève de la gageure (et c’est d’ailleurs pour cette raison que la plupart du temps, j’empêche mes personnages de tomber amoureux… Malheureusement, ils ne se montrent pas toujours coopératifs ;_;).

Alors finalement, pour répondre à Blacky (car c’est le but de cette note, en fait^^), je vais résumer les trois histoires d’amour qui m’ont le plus marquée, c’est-à-dire les trois pires Harlequin ou Harlequin-like que j’ai lus dans ma vie, ceux qui m’ont bouleversée à jamais, qui m’ont ouvert les yeux sur le monde, qui… bref, voilà les pitch (titres non contractuels) :

*La pucelle farouche et le seigneur cruel : Une jeune et belle paysanne séduit le seigneur de l’endroit mais ce dernier ne peut pas l’épouser parce qu’elle est de basse extraction, et qu’un de ses yeux diverge quand elle est énervée. Il la marie donc à son meilleur ami et vient réclamer son droit de cuissage (le droit pour le seigneur de dépuceler toute jeune mariée le soir de la nuit de noces).

*Embrouilles sur le plateau : Sur le tournage d’un film, les acteurs sortent les uns avec les autres, et les autres avec les uns. Quand ils ont épuisé toutes les possibilités de couples, une actrice vieillissante réussit à « convertir » un homosexuel à l’hétérosexualité.

*L’infirmière mignonne et le médecin prestigieux : Une gentille (et jolie) infirmière s’occupe d’une adorable petite vieille. Elle fantasme en secret sur le médecin de sa patiente, un beau ténébreux. À la fin (je vous dévoile la fin, j’espère que vous ne m’en voudrez pas…), le médecin la rattrape de justesse à l’aéroport avant qu’elle ne s’envole au loin pour toujours, et la demande en mariage, alors qu’ils n’ont pas échangé trois mots dans le roman.

Et vous, vos pires histoires d’amour dans les films ou romans ?

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Catégories : Élucubrations, Lire | 12 Commentaires

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12 réflexions sur “Amour et « littérature »

  1. Morte de rire ^^ Comme tu détournes mon intention première !
    (Je plussoie pour Harry Potter ! Rowling n’est vraiment vraiment pas douée pour les histoires d’amour, c’est clair. Désolée pour les fans !)

  2. Décidément, j’ai raté quelque chose avec l’absence totale de ce genre de livres chez moi.

    J’avoue que les histoires d’amour au milieu des romans m’indiffèrent. La pseudo intrigue sentimentale que j’ai lue dans la Vampire (de Paul Féval, chez Mille Saisons) avait du potentiel.
    La jeune et jolie innocente de fait voler son fiancée par une succube, puis elle se suicide de désespoir. Au final, le fiancé découvre que la succube est maléfique et la tue.

    J’espère que ce résumé complètera ta liste des pires clichés amoureux dans les romans.

    • Au moins on ne peut pas dire que l’auteur manque d’imagination ! Merci Scribo Loutre, ce récit mérite une place au panthéon des pires histoires d’amour !

  3. Ça me fait penser qu’une de mes tantes m’offre deux bouquins harlequins à chaque noël (collection « blanche »… celle des infirmières !). Je me demande ce que ce sera cette année (au secours !).

    Pour les mauvaises histoires d’amour, je passe (je suis bon public, ou alors je décroche du bouquin total donc je classe dans « mauvais bouquin » et pas uniquement lié à l’histoire d’amour).

    • Quelle chance !
      Je crois que l’histoire de l’infirmière et du beau médecin fait partie de la même collection… Comme quoi, c’est une collection à chefs d’œuvres^^

  4. Tsumire

    Attention, il n’y a aucune preuve de l’existence du droit de cuissage. Il semblerait que celui-ci fut crée de toute pièce pour diaboliser le moyen-âge.

    Pour répondre à la question, je suis plutôt bon public. Peut-être pas autant que NB, mais presque. L’histoire d’amour la moins crédible pour moi est celle qui se base sur le coup de foudre réciproque.

    Un coup de foudre, OK. Mais que l’autre l’ait également. Pour la même personne? Ça doit exister bien sûr, mais ça m’insupporte.

    Hormis ça, les histoires d’amour me plaisent, à condition qu’on y retrouve un peu de conflit.

    • Merci pour la précision, Tsumire !
      Tu es sûre que le droit de cuissage n’a pas été inventé juste pour les Harlequins ? ;-)

  5. Moi j’aime bien les Harlequins, ça me fait beaucoup rire !

    Les pires histoires d’amour ?
    La plus mal écrite : Fascination, mais là je vais dans le super facile à critiquer.
    Ensuite, je hais quand les auteurs de genre (à 99% des hommes) font tomber leur héros fatigué à la calvitie débutante de la grande rouquine aux lèvres pulpeuses. Je déteste ça. C’est complètement dépourvu d’originalité et aussi abominablement sexiste. Argh !
    Je n’apprécie pas non plus les amitiés d’enfance qui se transforme forcément en amour mutuel. C’est le cas de 90% des mangas pour fille (et même pour garçon !) que je lis et ça a tendance à m’horripiler (sauf quand c’est bien fait, mais c’est rare)

    • Quand on est d’humeur à en lire, ça peut être rigolo les Harlequin, en effet^^

      En ce qui concerne les amitiés d’enfance qui deviennent de grands amours, j’avais lu un article psychologique qui disait qu’en pratique c’était quasi-impossible, car deux enfants qui grandissent ensemble finissent par se considérer comme frère et sœur. Ou alors il faut qu’ils aient été séparés pendant plusieurs années entre temps.

  6. Pingback: Chouettes requêtes « Macalystique

  7. Pingback: Sur ma météorite « Macalystique

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