Le syndrome de la ligne d’arrivée

D’ici au 15 décembre, j’ai deux nouvelles à terminer. La première est en bonne voie : il s’agit de celle revisitant un épisode de la légende de Mélusine, dont j’ai parlé ici, pour l’AT les fées et la mort lancé par Fées Divers. Il ne manque que quelques corrections, et zou ! j’envoie.

La deuxième se déroule dans les Rocheuses, avec des animaux qui parlent (un défi pour moi qui n’aime pas trop la personnification des animaux quand elle se fait à l’extrême, dans certains dessins animés de Disney, par exemple). Elle m’a demandé énormément de recherches sur la faune, la flore, le relief de l’endroit que j’ai choisi (le nord des Rocheuses). Voici d’ailleurs le héros du récit :

Paruline jaune (petite fauvette d'Amérique), photo prise par Miguel A. Landestoy

Comme toujours avant une deadline, quand je dois boucler un texte au dernier moment, j’ai tendance à ralentir le rythme. En ce moment, je n’arrive pas à produire plus de 3 000 cec par jour, et pourtant, je ne bloque pas sur l’écriture comme ça a été le cas pour la nouvelle sur Mélusine. C’est ce que j’appelle le syndrome de la ligne d’arrivée : plus on se rapproche de l’échéance et plus on prend son temps, alors qu’il faudrait accélérer ! Est-ce que ça vient de mon esprit de contradiction ? De ma peur de ne pas être à la hauteur ? D’une envie de prolonger le voyage ? Mystère…

Et vous, connaissez-vous les affres du syndrome de la ligne d’arrivée ?

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6 réflexions sur “Le syndrome de la ligne d’arrivée

  1. Si je me mettais à t’écrire un long commentaire en expliquant que j’ai exactement le même problème que toi, ça serait de la procastination…

    Et oui, ma nouvelle de vampires pour Bifrost ne va pas se terminer toute seule. Alors je retourne bosser mon texte et je te souhaite bonne chance pour ton histoire de Mélusine.

  2. Hi hi ! Voilà un commentaire qui illustre à merveille les effets du syndrome de la ligne d’arrivée !

    Bon courage pour ta nouvelle !

    • Après quatre jours de tergiversation, j’ai enfin terminé ma nouvelle. Elle est en train de trainer dans le port de Cocyclis en attendant d’être finalisée.

      Du coup, je vais pouvoir me mettre à écrire des tas de nouvelles choses, qui se mettront à ralentir dès les dernières pages.

  3. De mon côté, c’est tout l’inverse: la vue de la ligne d’arrivée me fait fourmiller d’idées, je me dis qu’il n’y a plus le temps de tergiverser et hop! je me jette à l’eau en faisant confiance à mon inconscient (cette petite chose qui me souffle des scènes ou des dialogues qui, bizarrement, retombent toujours sur leurs papattes quand arrive la fin de la nouvelle).
    Par contre, j’ai un peu le syndrome du « dernier moment », ce qui fait que l’écriture devient un vrai marathon (pour l’AT Fées divers, j’ai commencé hier en début d’après-midi et je pense en être à la moitié du récit… donc la relecture sera bâclée si je veux être dans les temps – et faire la vaisselle que je repousse depuis trop longtemps).
    Mais en règle générale, la vue de la deadline me donne un petit coup de sang bienvenu (sinon, je terminerai toujours en retard). Par contre, là-dessus vient se greffer mon incapacité à rester très longtemps concentrée sur une même tâche – à part lire, bien sûr – et je me retrouve fréquemment à poster sur les forums, les blogs (exemple: celui-ci :-p ) et à répondre à mes mails alors que je devrais être en train d’écrire. Mais je tente de me soigner (dit-elle en mettant un point final à un commentaire…).

    Bon courage, en tout cas! J’accompagnerai tes efforts par la pensée toute cette journée! ^^

    • Alors toi, en fait, tu profites plutôt des bienfaits de « l’effet ligne d’arrivée » :-D
      J’adore le syndrome « dernier moment »^^ On va finir par monter une typologie de toutes nos manies d’écriture !

      Sinon, de mon côté, tout est envoyé. Je vais pouvoir souffler un peu.

      • Un syndrome bien connu de quelques personnes habituées à mes « Euh… Il faut que je rende la nouvelle ce soir pour minuit. Là, il est 19 heures, je l’ai terminée mais comme je l’ai commencée hier, j’aurais besoin d’un coup de main express pour une bêta-lecture à la vitesse du son… ».
        Pour l’AT Les fées et la mort, je n’ai pas osé… d’autant qu’ayant allègrement dépassé le nombre de caractères maximum, je ne suis même pas sûre qu’elle sera lue par le comité! ^^;

        Je suis bien contente que ça soit terminé pour vous deux! Et maintenant, il faut se concentrer un peu sur la période de fêtes qui arrive à grands pas! :-D

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