Disponibilité intellectuelle

Finies les vacances !
Finie la liberté insolente !
Finies les longues journées à disposition pour écrire ou réfléchir à ses textes !

Écrire est une activité qui demande beaucoup de disponibilité intellectuelle, pour penser, organiser, coucher par écrit ses idées sans se laisser envahir par des angoisses parasites.

Or mon métier demande aussi beaucoup de disponibilité intellectuelle : j’ai un emploi du temps très souple, mais à la maison, je ramène mes dossiers, et je suis sensée me documenter pour préparer mes prochaines interventions.
Je pense sans cesse au plan de mes exposés, à de nouvelles façons d’aborder telle ou telle méthode, à mon planning sur les prochains jours/semaines/mois, à mes séances ratées ou réussies.

C’est passionnant, mais malheureusement, ça laisse peu de temps pour réfléchir à ses projets d’écriture.
Ou alors, il faut que j’apprenne à me vider la tête au moins une journée par semaine, à cloisonner mes activités : loisirs d’un côté, profession de l’autre. Jusqu’à maintenant, je n’avais pas réussi, mais là, je reprends demain à temps partiel. À voir dans quelques semaines si je garde un semblant de productivité en tant qu’auteur…

Et vous, comment conciliez-vous l’écriture avec votre métier ?

 

 

 

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Catégories : Écrire | 10 Commentaires

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10 réflexions sur “Disponibilité intellectuelle

  1. Quand je bossais à l’Educ Nat, je n’avais pas le temps, parce que mon boulot me passionnait et était crevant. Pour celui que j’ai fait après, j’étais tout le temps crevée, parce que c’était un boulot à flux tendu et que j’aimais beaucoup aussi.
    Pour l’actuel, je me débranche les neurones quand j’y vais (je bosse quasiment en pilote automatique), mais j’avoue qu’il est très difficile de remettre le cerveau en état de marche en rentrant à la maison le soir. Mais on s’organise petit à petit.

  2. lojie

    Je concilie mal :)
    Et l’ironie est telle que la gestion de projet représente 50 % de mon activité professionnelle, et donc je devrais savoir m’organiser.

  3. Moi, j’ai volontairement opté pour un job de niveau d’épanouissement zéro. ^^
    Salaire de misère, aucune considération ni possibilité d’évolution… mais à 17h pétante j’éteins mon ordi, je peux voir mes enfants, et je ne ramène rien (ni dans la tête) à la maison ! Donc j’ai le temps de vivre à côté et d’écrire.

    Parfois ça me pèse, mais la plupart du temps je ne regrette pas ce choix.

  4. Pour ma part, j’ai complètement abandonné un quelconque métier. Le précédent ne m’apportait que stress et désillusions. Bon d’accord, il y avait une bonne paye, mais je préfère de loin m’occuper de ma famille que de rouler sur l’or. Et accessoirement, ça me permet d’écrire. :) Comme NB, je ne regrette absolument pas mon choix.

  5. boite en carton

    Je cloisonne, sinon mon boulot me bouffe la vie. Il m’est arrivé de retourner bosser la nuit, de jaillir de ma douche un dimanche matin et de foncer parce que j’avais eu une idée… etc.
    Maintenant j’arrive mieux à déconnecter, et à passer à autre chose. Parfois c’est le contraire, les idées d’écriture qui viennent envahir le boulot, c’est difficile de les zapper, elles aussi.
    Mais bon, je suis du genre organisé et mis à part quelques situations exceptionnelles je maintiens le strict cloisonnement des journées.
    Bien entendu blog, net et forum ne font pas partie de ce cloisonnement hé hé hé ^^

  6. Mon job requiert pas mal d’attention, donc quand Muse me souffle une idée à 10h, je préfère la mettr au frigo! Néanmoins, comme je bosse dans une atmosphère silencieuse (très!), je peux facilement décréter une pause à midi, ni vu ni connu ^^ Et en profiter, of course !
    Tout plein de courage à toi ;-)

  7. Silène

    Comme toi Macalys, le boulot d’enseignant me prend trop d’énergie, de créativité, de disponibilité d’esprit et de temps pour écrire… j’arrive à suivre la mare à peu-près pendant les semaines de cours mais ma vraie vie commence et s’achève avec les vacances scolaires. Ce soir, par exemple, j’ai passé deux heures à concevoir une séquence sur le récit d’aventures : comment écrire après ça ? Je n’y arrive pas !
    Malgré tout, je fais tout en même temps parce que cloisonner m’en faisait perdre trop : une bonne journée est une journée où j’ai écrit mon roman / pour mon blog écolo / pour mon site de littérature jeunesse / bêta-lu et avancé dans mon boulot ! Si en plus j’ai eu le temps de faire des muffins, alors là !!!

  8. Que de réponses intéressantes !
    Je vois qu’on est tous plus ou moins dans la même galère…

    @ Elicad, NB et Bénédicte : je rêve régulièrement de tout plaquer pour un boulot alimentaire (ou plus de boulot du tout). J’ai rédigé plus d’une lettre de démission dans ma tête. Mais parfois, enseigner est enrichissant, alors pour l’instant, je continue.

    @Lojie : tu en es donc au stade du tâtonnement, comme moi ? Tu t’en tiens aux vacances et aux week-ends pour écrire, alors ?

    @ Boîte en Carton : cloisonner, c’est justement la méthode que je veux tenter cette année. Je sens que comme toi, ça ne va pas être facile de déconnecter d’une activité ou de l’autre…

    @ Blacky, profite bien de tes pauses… Tu as de la chance de travailler dans un environnement silencieux^^
    Malheureusement pour moi, les établissements bourrés d’adolescents sont peu propices à la concentration ;-)

    @ Silène, c’est clair, j’ai oublié l’énergie et la créativité que notre métier dévore aussi !
    Jusque là j’essayais de faire comme toi, tout en même temps, mais ça ne s’avère pas très concluant :-/
    Comme cette année je travaille à temps partiel, je vais essayer de cloisonner car je peux me réserver des journées (méthode essayée aujourd’hui… J’ai souvent dû débrancher l’alarme dans mon cerveau qui me disait à intervalles réguliers : « il est temps de préparer tes cours, non ? »)

  9. Lojie

    Pour te répondre Macalys, en fait quand je n’ai pas eu une journée de travail de fou, je reste un peu plus tard au travail pour écrire ou corriger (vive ma clef usb).

    Après j’ai aussi eu un mémoire sur le dos pendant tout 2009. De ce fait, l’année précédente n’a pas été spécialement productive ; la priorité était l’obtention de mon diplôme.

  10. Pingback: Sortons la boule à facettes ! « Macalystique

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