Les carottes sont cuites…

La dernière heure des Fanes de Carottes a sonné. Le blogzine s’arrête aujourd’hui car les organisateurs n’ont plus assez de temps à lui consacrer. Ils nous laissent trente numéros remplis de chouettes articles, mais surtout de textes décalés, originaux, retravaillés jusqu’à l’excellence. Je suis vraiment ravie d’avoir travaillé avec les Fanes de Carottes, et je vous invite avec insistance à parcourir leurs archives. C’est le meilleur hommage qu’on puisse leur rendre.

Je vous parle depuis trois mois des Chroniques d’Octavie une série réalisée aux côtés de quatre auteurs (dont Pandora), une photographe (Tilu) et sous la direction d’Ekwerkwe, une des Fanes. Les destins de quatre personnages se croisent sur Octavie la haute, ville-filet tendue entre deux sommets décrite par Italo Calvino (dans Les Villes imaginaires). Dimanche a été publié le dernier épisode du feuilleton, qui le conclut et conclut l’histoire de Dercelo, mon jongleur dépressif.

Dans les épisodes précédents :
1ère apparition : Dercelo, jongleur vagabond, perd un ami et s’enfonce un peu plus dans la dépression. Son passé douloureux revient le hanter.
2ème apparition : La fête du Grand Merci parviendra-t-elle à lui arracher un sourire ? Une lettre inattendue et des touristes mystérieux s’emploient à le distraire.
3ème apparition : Alors que la tension monte à Octavie suite à des incidents mortels survenus dans la ville, Dercelo doit faire face à son passé et effectuer un choix douloureux.

Un petit extrait pour vous mettre en appétit :

La plupart de mes matins souffrent de solitude, volontaire ou forcée. Aujourd’hui, pourtant, un corps chaud se presse contre moi. Sous une abondance de cheveux doux, sommeille une jeune femme. Son souffle régulier porte vers moi des effluves d’épices et de fruits. Il faut l’avouer, cette situation ne me déplaît pas.
Je m’extrais du hamac à la force des bras pour éviter qu’il ne tangue et ne réveille sa belle endormie. La tension de mes épaules s’est estompée. Fait inédit depuis des semaines, je me sens léger, enjoué. Un ballon s’envole dans le ciel encore pâle de l’aurore, un passager à bord. Tout à coup, je l’envie. Il est maître de son destin, maître de la direction à donner à son véhicule, alors que je demeure prisonnier d’Octavie, luttant à chaque instant contre la gravité.
(à suivre )

Et toujours, dans les autres épisodes, retrouvez Néléa la prophétesse, Bastien le facteur et Miro le pêcheur d’oiseaux.

Merci les Fanes ! Bon vent !

Publicités
Catégories : Écrire, Lire | 2 Commentaires

Navigation des articles

2 réflexions sur “Les carottes sont cuites…

  1. Pandora

    Ouaip, merci les fanes qui en plus nous ont permis de mieux faire connaissance malgré la distance ^^

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :