Des chiffres et des lettres

Comment chiffrer le volume de ses écrits ?

Instinctivement, le lecteur compte en pages, et j’ai longtemps procédé de cette manière, ce qui est tout à fait hasardeux vu que le nombre de pages dépend de la mise en page (police, taille des lettres, interligne). Maintenant, mes pages d’écriture standard utilisent une police Times New roman taille 12 avec interligne de 1,5.

Puis j’ai découvert les appels à textes et appris à mesurer mes textes en caractères (ou signes) espaces comprises (cec ou sec). Cette méthode est très motivante car quand on écrit, on voit vite augmenter le nombre de caractères au compteur, ce qui donne l’impression d’abattre des montagnes !

Lors de ma brève participation à la Constance du jardinier, j’ai dû chiffrer mes avancées en mots, comme les participants du forum. Beaucoup d’auteurs le font, notamment ceux qui participent au NaNoWriMo (défi international qui consiste à écrire 50 000 mots d’un même récit en un mois, organisé tous les ans en novembre), mais ce n’est pas ma méthode préférée.

Cela dit, comme il faut s’habituer à jongler avec les trois méthodes pour que les chiffres parlent à tous ceux que je gonfle avec, je me suis créé une grille d’équivalence :
1 de mes pages standard d’écriture = 400 mots environ = 2 400 cec environ (que j’arrondis souvent à 2 500).

En tout cas, quels que soient les calculs effectués, je n’arrive que très rarement à prévoir l’ampleur de mes futures productions. En appliquant la même méthode que Nadia Coste (une fan de chiffres et de plans, elle aussi^^), j’arrive à deviner le volume de mes nouvelles à 10 000 cec près (soit 4 pages !), mais j’obtiens rarement plus de précision.
Quant à ma novella, cela fait deux chapitres que j’écris et qui se révèlent au final bien plus copieux que prévu… La faute aux scènes et détails additionnels qui m’assaillent en cours d’écriture pour renforcer la trame principale déjà planifiée. Si je continue à doubler le volume de mes chapitres, j’aboutirai sans doute à une grosse novella >_<

Et vous,  quelles méthodes de comptage et d’estimation vous parlent le plus ?

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8 réflexions sur “Des chiffres et des lettres

  1. Diantre ! En voyant le titre de ton post, je me suis frottée les mains (chouette, chouette, j’ai quelque chose à dire) et me voilà citée !
    Terrible !

    • Normal, tu es ma grande gouroute en matière de chiffres et de plans ! :-P
      Un jour, il faudra qu’on s’échange nos secrets de confection^^

  2. Ben, je compte jamais.
    Et au final mes bêtas sont supers contents de se payer des chapitres de 30 pages *moi j’ai rien fait !* ^^
    Ce qui est bizarre c’est que, sur le même principe, une nouvelle ne dépassera jamais dix pages. Et tout ce que j’espère quand je vois des ATs, c’est que la limite inférieure de sec ne soit pas trop haute, sinon j’aurai l’impression de broder.

  3. J’avais bien aimé cette de Nadia parce que ça ressemble pas mal à ce que j’utilise.

    Ma première évaluation se base sur la complexité de l’intrigue et le nombre de personnages. C’est généralement à ce niveau que je fais les premières coupes s’il s’agit d’un projet dont le nombre de signes est limité.

    Ensuite, il y a le style et le comportement des personnages qui influent. Celà dit, je ne suis pas une fan des décomptes de mots, de signes ou autres.

    Quand je dois ajuster, c’est presque toujours pour faire baisser le compteur, ou bien pour ajouter des tas d’informations sans dépasser la limite.

  4. Aucune ^^ Et non, je ne me convertirai pas cette fois-ci ;-)
    Je fais juste une exception pour le NaNo, qui est mon challenge préféré. Pour le reste, je suis bien incapable d’estimer !

  5. Nessae

    Un sujet intéressant, mine de rien!

    Maintenant, je commence à gérer un peu mieux les prévisions de la taille de mes nouvelles. Je sais qu’il est inutile de se fier au plan, car j’ai l’habitude que ça bouge en cours de route. Je vois davantage le temps (et l’espace!) que ça prendra en comptant le nombre de rebondissements, les explications nécessaires (si elles sont trop nombreuses, il faudra noyer le poisson – ou utiliser une artifice quelconque, ceci aussi va faire fluctuer la taille finale) et l’ambiance que je souhaite y mettre (si je la veux vraiment travailler, ça augmente la quantité de descriptions).

    Pour le décompte de la taille à proprement parler, je préfère en nombre de signes. Parce que j’ai vu des nouvelles envoyées pour Transition qui mettaient (presque) un retour à la ligne à chaque phrase et où le dialogue en répliques courtes surabondait. Rien qu’avec ça, le texte passe aisément d’une page à deux, voire trois.
    C’est amusant, d’ailleurs, cette nécessité que ressentent certains auteurs à faire encore et encore des retours à la ligne, souvent peu justifiés. (De mémoire, il me semble que tu n’en abuses pas, Macalys?)

  6. Euh… la méthode dite « à la louche », commandant :D

  7. Intéressant, tout ça ! Encore une fois, les façons de faire sont très différentes^^

    J’avoue que j’aimerais bien prévoir le volume d’un texte pour savoir où j’en suis au fur et à mesure. Du coup, la plupart du temps, quand j’écris, je compte en scènes (« il me reste 3 scènes à écrire, j’en suis à la moitié »). Pour ma novella, je compte en chapitre, et à l’intérieur du chapitre, en scènes.

    @ Elicad : C’est marrant, donc tu fais une distinction automatique de volume très nette entre chapitre de roman et nouvelle.
    J’avoue que mes dernières nouvelles frôlaient allègrement les 40 000 signes…

    @ Scribo Loutre : je procède un peu pareil que toi (et que Nessae). C’est vrai que le volume me préoccupe vraiment quand il faut rallonger la sauce ou la faire réduire, mais aussi quand je vois que mon idée de départ prend des proportions colossales et que je me dis que je n’y arriverai jamais. Dans ce dernier cas, me raccrocher aux chiffres me rassure^^

    @ Blacky : C’est dangereux de dire : « fontaine je ne boirai pas de ton eau »… :-D

    @ Nessae : non, je n’abuse pas des retours à la ligne (enfin je crois ;-) ) J’aime bien les beaux paragraphes bien compacts, et les retours à la ligne fréquents ont tendance à me couper de ma lecture quand j’en vois trop au fil d’un texte.

    @ Gaby : Est-ce la même méthode dite du « pifomètre » ? :-P
    Ce qui est génial avec cette méthode, c’est que ça marche !

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