Titre, le choix impossible

(Pas mal mon titre de billet, hein ? Spéciale dédicace aux amateurs de thriller ou de sagas familiales interminables :-p )

Bon vous vous moquez sans doute que j’en sois au sixième volume des Femmes de l’Autremonde de Kelley Armstrong et que je sois toujours aussi emballée. D’ailleurs, à coup sûr vous ne voulez même pas savoir que mes tomes préférés sont le 1, le 4 et le 5 – pour le moment. Et Lucas Cortez décroche la palme de mon personnage favori tous confondus.
Hum, bref,  abrégeons la liste assommante de ce que j’aime dans l’univers de Kelley Armstrong, j’en ai déjà parlé en partie dans un autre billet.

En revanche vous ne couperez pas à une citation pour introduire mon sujet (les titres, pour ceux qui auraient déjà oublié^^). Dans Hantise, p. 117 de l’édition Milady, on lit :

Le gros titre annonçait : « une médée moderne massacre ses enfants ». Cette allitération coquette me fit enrager presque autant que l’article lui-même. J’imaginais la journaliste, assise à son bureau, faisant totalement abstraction des détails du crime, l’inconcevable horreur de la situation, tandis qu’elle s’efforçait de trouver le titre parfait. Pourvu qu’il soit bref et percutant.

Tenez regardez, j’ai même balancé une référence classique – mes études à la fac m’auront servi en fin de compte.

Une belle charge contre les titres ronflants qui déconnectent le public du contenu^^

De ce que j’ai pu voir, Kelley Armstrong est du genre à changer souvent sa façon de titrer ses histoires et ses chapitres de volume en volume. La saga s’intitule Les Femmes de l’Autremonde, mais chaque volume possède son propre titre : Morsure, Capture, Magie de pacotille, Magie d’entreprise, Hantise et Rupture.

Pour les deux premiers romans, elle a choisi un mot pour titre, très percutant. Chaque chapitre suit le même schéma : un mot pour résumer l’intrigue. Personnellement, je trouve cette méthode assez classe mais un peu trop froide pour moi.

Pour les deux seconds volumes, les titres sont plus développés, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. Chaque titre est une citation tirée du chapitre, souvent de ce que disent les personnages. J’aime beaucoup cette façon de faire en tant que lectrice car je jubile à chaque fois que je retrouve la citation en question. Je trouve que cette méthode oblige à prêter attention au titre, et n’en fait pas quelque chose d’isolé comme souvent. De plus, elle crée un lien entre l’auteur qui a caché les mots du titre dans la suite, comme un clin d’oeil, et le lecteur qui doit les retrouver. Bref, je suis à deux doigts de tester cette technique (Me faut une nouvelle histoire à écrire, maintenant^^).

À partir du volume 5, on revient aux titres courts de volume, et les chapitres sont des numéros. Clinique, froid, mais efficace. Au moins on sait où on est.

Volume 6, on en revient au schéma des deux premiers tomes car les mêmes héros y sont présents.

Pour parler de ma maigre expérience en titres de chapitres, j’ai adopté pour mon premier roman Mary’s Blues une technique des auteurs de fanfics : chaque chapitre est le titre d’un morceau de musique (en lien avec le contenu, évidemment ^_^), et le tout forme une playlist que les plus curieux pourront écouter , par exemple.

En ce moment j’écris une novella, et elle ne comporte pas de chapitres, j’écris juste les scènes les unes à la suite des autres (relire ce qui précède me fait frémir, moi qui suis d’habitude ultra structurée en écriture, mais bon, ça ne fait pas de mal de tester de nouvelles méthodes…)
Dans son roman Au Sortir de l’Ombre, Syven utilise cette méthode : pas de chapitre, pas de titre, juste une succession de scènes. Dit ainsi, on dirait que c’est tout plat mais pas du tout, l’intrigue est très palpitante. Eh oui, les titres peuvent aussi interrompre notre lecture, nous frustrer, et parfois, on s’en passe très bien !

Si vous avez d’autres méthodes titresques à partager, je prends !

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Catégories : Écrire, Lire | 5 Commentaires

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5 réflexions sur “Titre, le choix impossible

  1. L’idée de placer en titre de chapitre un extrait du chapitre en question est très sympa ! Je n’ai lu aucun roman qui l’exploite à ce jour.
    Pour ma part, je me contente de numéroter les chapitres, sans leur donner de titre.
    Pour les romans, jusqu’ici, c’est vraiment bizarre : ils se sont imposés d’eux-mêmes. Du coup, je n’ai pas eu à trop me prendre la tête. Pourvu que ça dure…

    Sinon, j’ai oublié de te le dire : j’aime beaucoup ce que tu as fait pour Mary’s Blues.

  2. Pour les chapitres, je change de roman en roman.
    Je peux avoir un nom de musique en guise de chapitre ou, dernièrement, j’ai un décompte de jours. Il y a des jours à quatre lignes, d’autres à quinze pages…

  3. De mon côté aussi les titres de chapitres de roman viennent facilement. En fait, le plus dur, ce sont les titres de nouvelles ou des romans en question *_*
    @ Roanne : merci !
    @ Jo Ann : Alala, les titres sont de vrais divas, ils veulent de nouvelles robes à chaque roman. Et nous, on fait comment, hein ? :-P (enfin toi tu te débrouilles bien, on dirait^^)

  4. Maëlig

    Intéressant tour d’horizon.
    J’adore trouver des titres ! (de chapitre, de partie, de roman…)
    Bon, des fois, ça colle pas (mais c’est joli, alors je le change (parce que ça colle pas) mais j’accroche l’ancien à la tête de mon lit – parce que c’est joli).

    • Moi j’adore quand tu fais des sondages pour qu’on choisisse ton titre parmi plusieurs propositions^^
      Un jour je t’emprunterai l’idée muahaha !

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