Sorceleur

Je ne sais pas ce que me réserve le reste de l’année, mais 2012 aura au moins eu le mérite de me faire découvrir des romans passionnants. Encore une chronique, donc.

Couverture du volume sorti pour les 10 ans de Bragelonne et rééditant les deux premiers volumes de la saga : « Le Dernier Voeu » et « L’Épée de la providence ».

Titre : Sorceleur
Auteur : Andrzej Sapkowski
Editeur : Bragelonne
Nombre de pages : 569

Quatrième de couverture :
En ces temps obscurs, ogres, goules et vampires pullulent, et les magiciens sont des manipulateurs experts. Contre ces menaces, il faut un tueur à gages à la hauteur, et le sorceleur Geralt semble tout désigné. Au cours de ses aventures, il rencontrera une magicienne aux charmes vénéneux, un troubadour paillard… et enfin la petite Ciri, l’Enfant élue, qui donnera un sens nouveau à l’existence de ce héros solitaire.

Mon avis : Ce roman repose à la fois sur un personnage, le sorceleur chasseur de monstres, et l’univers dans lequel il évolue, un monde de plus en plus domestiqué par les hommes, où les créatures fantastiques se font rares. Geralt le sorceleur est un homme torturé, sans cesse poursuivi par des prophéties auxquelles il choisit de résister (autant pour le cliché de la prophétie !).Son monde recèle encore toutefois assez de personnages merveilleux pour que sa vie soit mouvementée, notamment à cause de personnages de contes de fés travestis (Blanche-Neige devient une criminelle, par exemple). Un humour noir soutient le style très mélodieux. Bref, ça faisait longtemps que je n’avais pas lu un récit de fantasy aussi savoureux.

Le petit plus : un extrait de la p. 421, où il est question de la philosophie du meilleur ami du sorceleur, un barde haut en couleurs.

C’est bien le barde qui avait insisté pour se rendre à la fête des Quatre-Érables. La participation à une fête, avait-il expliqué, assouvit un besoin profond et naturel. De temps en temps, affirmait le musicien, l’homme doit retrouver ses congénères en un lieu où l’on peut rire et chanter, manger à volonté des brochettes et des ravioles, boire de la bière, écouter de la musique et effleurer en dansant les courbes de jeunes filles humides de sueur. Si chaque individu décidait d’assouvir ces besoins au petit bonheur la chance, argumentait-il, sans organisation concertée, un incommensurable désordre en naîtrait. C’est pourquoi l’on avait inventé les festivités et les fêtes. Et puisque l’on avait organisé des festivités et des fêtes, il convenait d’y participer.

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